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n°76

La place des beaux-parents, le point de vue d’un juge de la jeunesse

retour au sommaire du n°76 "Quand les familles se recomposent"


Auteur(s) :

Interview par Colette Leclercq de

Jacques STEPHANY, Juge de la jeunesse à Charleroi


Présentation

Quand des parents se séparent, plusieurs questions se posent concernant le partage de la garde des enfants et de l’autorité parentale. C’est une question qui peut générer d’importants désaccords, conflits et contentieux, qui peuvent durer ou se réactiver parfois après plusieurs années, et qu’il revient au juge de la jeunesse de trancher. C’est à lui aussi qu’appartient la mission d’instruire et de juger les situations où un enfant, un jeune est estimé en danger ou a commis un délit, situations qui, bien sûr, questionnent également l’exercice de l’autorité parentale. Dans un cas comme dans l’autre, le juge de la jeunesse aura affaire à un panel de configurations qui témoignent de la pluralité des familles contemporaines. Eclatées, elles peuvent aussi se recomposer et intégrer un nouveau venu. Compagnon ou compagne du parent, chez qui vit l’enfant, le beau parent - éventuellement X 2 - peut s’investir dans le quotidien des enfants, interférer dans leur éducation ou rester en retrait, être adéquat, personne ressource ou, au contraire, perturbant, sujet de rivalité, au travers parfois de ses propres enfants. L’Observatoire a voulu connaître le point de vue de Jacques Stéphany, Juge de la jeunesse à Charleroi, à propos des recompositions familiales et de la place accordée aux beaux-parents.


Extrait

(...) Sur le plan juridique, l’exercice de l’autorité parentale reste la prérogative exclusive des parents. Autrement dit, juridiquement parlant, les beaux-parents n’ont rien à dire, quand bien même dans la réalité, ils partagent le quotidien des enfants de leur compagne ou compagnon et qu’ils le gèrent en partie.

Il arrive fréquemment que des beaux-parents accompagnent leur partenaire et souhaitent assister à l’audience. Depuis une modification récente de la loi, les audiences en matière familiale doivent se tenir à huis-clos, hors la présence des beaux-parents donc. Le juge peut néanmoins toujours ordonner la publicité des débats. (...)

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