Les liens fraternels peuvent être des leviers de résilience intéressants pour les enfants qui vivent en institution suite à une décision de placement qui, par définition, organise la déliaison familiale.
Lorsque l’hébergement conjoint de la fratrie est possible, il offre à chaque enfant l’opportunité de développer un attachement secondaire significatif.
Mais la question se pose aujourd’hui : l’Aide à la Jeunesse peut-elle encore offrir un lieu d’accueil commun pour les fratries alors que le manque de places est confirmé et géré par l’instauration d’un système de répartition entre les mandants ? Les contraintes financières ne sont-elles pas en train de peser sur le travail relationnel au point de le dénaturer ?
De « fratries à quel prix » pour reprendre le titre de l’ouvrage auquel j’ai participé, n’en venons-nous pas à « fratries impayables », hors de prix au vu du budget de l’Aide à la jeunesse?