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n°76

Souffrance et maltraitance d’enfants en contexte de séparation parentale et recomposition familiale

retour au sommaire du n°76 "Quand les familles se recomposent"


Auteur(s) :

Interview par Romain Lecomte de

Emmanuel DE BECKER & Nathalie CHATELLE, respectivement pédopsychiatre et psychologue au sein de l’équipe SOS Enfants-Famille des Cliniques universitaires de Saint-Luc


Présentation

SOS Enfants-Famille des Cliniques universitaires de Saint-Luc, créé en 1985, est un service spécialisé en maltraitance infantile. Son équipe pluridisciplinaire (assistants sociaux, psychologues, pédopsychiatre, juriste, etc.) assure la prévention individuelle et le traitement des situations de maltraitance de mineurs, soit d’initiative, soit lorsque l’intervention du service est sollicitée. À cette fin, elle collabore notamment avec les travailleurs médico-sociaux de l’ONE et les instances compétentes de l’Aide à la Jeunesse. Elle mène en outre un travail de prévention, de sensibilisation, de formation et de recherche. L’Observatoire a rencontré deux membres de l’équipe, Emmanuel De Becker, pédopsychiatre, et Nathalie Chatelle, psychologue, afin qu’ils nous parlent de la question de la maltraitance dans des contextes de séparation parentale et de recomposition familiale.


Extrait

(...) la façon dont le parent parle à l’enfant du partenaire de l’autre parent est essentielle, mais ce qui l’est tout autant, c’est la façon dont la maman présente elle-même à l’enfant son nouveau partenaire. Si la maman, par exemple, est dans un rejet du père, elle présentera parfois son nouveau compagnon comme l’idéal masculin, voire comme le père de substitution, avec le risque d’enfermer l’enfant dans un conflit de loyauté entre son père biologique et le nouveau conjoint de sa maman. J’ajouterai que les liens avec le beau-parent se joueront sur un registre différent suivant l’âge de l’enfant. Plus l’enfant est petit, plus le lien qui s’établit avec l’adulte est lié aux soins donnés. Par exemple, si un petit enfant a une nouvelle belle-mère ou un nouveau beau-père qui va jouer avec lui, lui donner le bain, l’habiller, le conduire à l’école, le lien qui s’établit sera très différent de celui qui se serait créé s’il avait connu le beau-parent à l’adolescence, où se posent davantage des enjeux d’autorité, de qui fixe les règles, etc. (...)

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