L’Observatoire, une revue interactive

Plutôt que d’écrire nous-mêmes ou de solliciter un réseau d’auteurs habituels ou habitués, nous avons choisi de faire majoritairement appel à des contributeurs différents en fonction des thématiques pour rédiger les articles de notre revue.

Nous sollicitons des chercheurs, des académiciens mais surtout les acteurs de terrain qui sont assistants sociaux, éducateurs, psychologues, animateurs, sociologues, infirmiers, médecins, anthropologues, criminologues... Nous estimons en effet que leur expertise riche, variée, porteuse de sens n’est pas suffisamment révélée, partagée, diffusée, valorisée. L’Observatoire favorise ainsi les échanges de savoirs et d’expériences. Elle est un espace qui leur est dédié, ils peuvent y entrer à la fois comme lecteurs et comme contributeurs.

• Reconnaissance

Etre publié dans la revue, sollicité par celle-ci pour rédiger un article, répondre à une interview est perçu, à juste titre, par nos contributeurs comme une marque d’intérêt pour le travail qu’ils mènent sur le terrain, pour la pertinence de leurs actions et de leurs analyses.

• Réflexivité

L’exercice (l’écriture ou l’interview) que nous proposons donne l’opportunité d’un temps d’arrêt qui, souvent, manque dans les emplois du temps surchargés. Il est aussi apprécié car il est l’occasion de prise de recul et de mise en mots qui peuvent être réflexives et nous semblent particulièrement nécessaires à l’heure d’aujourd’hui.

• Notre travail d’édition

Tout le monde n’a pas les mêmes facilités pour rédiger. Certains sont à l’aise, d’autres moins … Certains ont des difficultés à sortir du style rapport, compte-rendu, PV. D’autres ne se rendent pas compte qu’ils parlent dans leur jargon et mobilisent des notions que tout le monde ne connaît pas, ne partage pas ou n’a pas la même représentation. Enfin, surtout, beaucoup manquent de temps.

Nous apportons notre soutien et notre aide à l’écriture par le biais d’une relecture attentive et pro-active qui va bien au-delà de la vérification orthographique et syntaxique. Nous travaillons sur la structuration, l’argumentation, la titraille. Nous proposons des réécritures partielles pour rendre l’article plus clair, plus lisible, plus parlant., tout en respectant l’esprit du texte originel.

Nous nous situons dans une démarche de co-construction des savoirs.

Nous réalisons aussi des interviews de fond qui donnent des articles de 3 à 5 pages. Nous avons développé une pratique d’interview particulière, différente de celle à laquelle se réfèrent les journalistes. Ainsi, par exemple, par choix, nous donnons toujours à relire nos interviews avant publication. De cette façon, nous offrons aux interviewés la liberté d’expression sans auto-censure préalable. Les échanges sont riches, se font dans la confiance. La relecture permet d’éviter l’erreur de compréhension de notre part - reconnaître qu’elle est possible est aussi une façon d’établir la confiance et de clarifier notre position et nos objectifs -, nous ne cherchons pas le scoop, nous voulons construire du savoir qui fasse sens pour les lecteurs. Elle nous offre aussi une certaine liberté pour approfondir, enrichir le texte de contenus qui n’ont pas été verbalisés tels quels mais que la rencontre et notre expérience nous autorisent à écrire, d’autant qu’ils sont ensuite soumis à la validation des interviewés. Ce qui nous intéresse n’est pas tant notre analyse que celle que notre invitation à mettre en mots, la dynamique de la rencontre peut créer.

« Maman, je suis parti aider le peuple syrien ». Quand des mères mettent leur vécu au service de la lutte contre l’embrigadement jihadiste

retour au sommaire du n°86 "Radicalisme violent. Comprendre, prévenir au-delà de l’urgence" Auteur(s) : Interview par Romain Lecomte de Saliha BEN ALI, Responsable de l’ASBL S.A.V.E. Belgium Dominique BONS, Présidente de l’association « Syrien ne bouge...Agissons » (France) Présentation : (...)

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